Sauvez les calades des villages azuréens

L’association « Sentiers et villages des Baous » se mobilise pour réhabiliter les calades, ces sentiers pavés qui relient les villages par la montagne… Depuis plusieurs milliers d’années, leurs pierres guident les pas des Azuréens. Malheureusement, ces chemins sont en danger car les pierres se détruisent au fil du temps, et le coût de la rénovation est élevé : 1 mètre linéaire revient à 100 euros ou 200 euros. L’aspect touristique des calades permettra peut être de lever des fonds auprès de la Métropole de l’Europe. En attendant, l’association invite les Mairies des villages concernés à porter une attention particulière à l’entretien régulier de ces chemins : enlever les feuilles régulièrement et remettre les pierres déplacées, afin de préserver cette particularité du patrimoine régional.

Orages et randonnées : conseils de sécurité

L'actualité de ce week-end, au cours duquel 11 personnes, dont 8 enfants, ont été blessées par la foudre, au parc Monceau, à Paris nous amène à rappeler les conseils de l’association Protection Foudre à suivre en cas d’orage.

1 - D'une façon générale, on évitera certaines activités extérieures, du domaine des loisirs, des sports ou du travail, connues pour être particulièrement dangereuses par temps d'orage. Tel est le cas des activités suivantes : pêche, baignade, bateau, cyclisme, golf, alpinisme, ainsi que des travaux électriques, de réparation de toiture. D'une façon générale, toute activité qui expose au foudroiement direct.

Avant d'entreprendre ce genre d'activités, il est souhaitable de se renseigner sur la météorologie. En France on peut obtenir des renseignements notamment auprès de la Météorologie Nationale et du réseau national Météorage.

En ce qui concerne les activités qui mettent le corps en contact avec l'eau, on se souviendra que le corps mouillé, aussi bien que l'eau sont bon conducteurs de l'électricité, ce qui favorise le passage de courants relativement intenses et dangereux.

2 - Il est impératif de ne jamais s'abriter sous un arbre, surtout si cet arbre est isolé ou ne fait partie que d'un petit groupe d'arbres.

Cette précaution est enseignée depuis longtemps par la sagesse populaire. On peut démontrer aujourd'hui que les risques de foudroiement d'un arbre isolé en espace ouvert est environ 50 fois supérieur à celui d'un homme debout.

3 - En espace ouvert (champs, pré), ne porter aucun objet, en particulier métallique, qui émerge au-dessus de la tête : fourche, faux, club de golf... Surtout ne jamais s'abriter sous un parapluie ouvert. Toute pièce conductrice doit au contraire être abaissée, ou mieux même déposée au sol. Par contre l'utilisation d'un téléhone mobile n'entraîne aucun accroissement du risque, tout au moins lorsque son antenne ne dépasse pas la tête, ou que très peu. Son volume, même s'il est métallique, reste insuffisant pour avoir un effet attractif sur la foudre.

Le risque de foudroiement d'une structure quelconque augmente en effet avec le carré de sa hauteur ; un objet qui surélève de 1,4 fois la hauteur d'une personne double le risque. En outre, tout objet métallique pointu et allongé favorise le foudroiement.

4 - Des personnes se trouvant en groupe doivent s'écarter les unes des autres d'au moins 3 mètres, pour éviter le risque d'un éclair latéral entre deux personnes. Le risque de foudroiement d'une personne peut se propager à ses voisins par une étincelle franchissant l'espacement entre personnes trop rapprochées : ce phénomène est appelé "éclair latéral".

5 - Il faut penser à s'écarter de toute structure métallique, notamment de pylônes, de poteaux, de clôtures, afin de ne pas être victime d'une électrocution par"tension de toucher".

Des accidents se produisent lorsqu'une personne, dont les pieds sont en contact avec un sol insuffisamment conducteur, touche une pièce métallique sous tension : il apparaît alors une tension entre le point de contact avec la structure et les pieds, et un courant électrique va pouvoir traverser le corps. Ce phénomène se produit en particulier à l'instant où la structure métallique est foudroyée. 

6 - Pour les mêmes raisons, il conviendra d'éviter de s'abriter dans une cabine téléphonique extérieure, et à fortiori de téléphoner par temps d'orage, sauf avec un téléphone mobile, comme expliqué plus haut. Si la ligne téléphonique est aérienne, elle peut être touchée par la foudre, mais aussi subir une élévation de potentiel induite par un coup de foudre voisin. Même si l'un de ces deux phénomènes se produit loin de la cabine, disons à quelques kilomètres, la "surtension" générée localement se propage le long de la ligne, et atteint la cabine, où elle peut faire des dégâts, et sérieusement commotionner la personne qui s'y abrite.

7 - Ne jamais se tenir debout les jambes écartées, ni marcher à grandes enjambées lorsqu'on se trouve sous un orage. On risque alors d'être commotionné, voire électrocuté, par une "tension de pas". La meilleure position consiste à se pelotonner au sol, après avoir étendu sous soi un ciré ou toute autre pièce en matière isolante (par exemple en plastique). Même si l'on ne dispose pas de pièce isolante, la position couchée, jambes repliées sous soi, reste la position de moindre risque.

 La "tension de pas": supposons qu'une personne se trouve à proximité d'un impact de foudre au sol, disons à une cinquantaine de mètres. Le courant de foudre s'écoule dans la terre, où il diffuse autour du point d'impact. Du fait de la résistivité électrique du sol, cet écoulement génère un "gradient de potentiel", ce qui signifie qu'entre deux points proches, situés tous deux à la surface du sol, va apparaître une différence de potentiel.          

Si ces points sont des points de contacts des pieds d'une personne ou des pattes d'un animal, cet être vivant va être parcouru par un courant de dérivation, et risque une forte commotion, voire la mort, notamment dans le cas du bétail. La tension de pas est proportionnelle à la résistivité du sol et à l'intensité du courant de foudre, et inversement proportionnelle à la distance par rapport au point d'impact.

8 - Lorsqu'on est surpris par un orage en pleine forêt, on ne peut évidemment pas éviter d'être sous des arbres. La position de moindre risque consiste alors à s'écarter le plus possible des troncs, et à éviter la proximité des branches basses. Cette position minimise les risques d'être victime de tensions de pas ou de tensions de toucher.

9 - De bons abris protégeant contre la foudre sont de huttes de pierre. On s'abritera également dans une église ou une chapelle ; mais si ces édifices ne sont pas protégés par un paratonnerre, il faut s'abstenir de s'appuyer contre ou de toucher un pilier ou un mur. Une automobile close, à condition qu'elle ne soit pas décapotable ou à toit en plastique, constitue une excellente cage de Faraday. Penser à rabattre ou à rentrer l'antenne radio s'il y a lieu.
Par contre on évitera de s'abriter dans un hangar, lorsque celui-ci comporte un toit de tôle supporté par des poutres de bois. En effet, si un coup de foudre survient près du hangar, même sans le toucher, le champ électrique intense qui accompagne tout coup de foudre peut induire entre le toit et le sol une tension élevée, tension qui peut à son tour générer un amorçage puis un arc électrique à travers le hangar. Cet effet d'induction est par contre sans risque si le toit est supporté par des poutres métalliques.

10 - Les alpinistes se trouvent souvent sur des sommets ou des arêtes, particulièrement exposés aux foudroiements. La première précaution évidente que doit prendre un alpiniste est donc de s'éloigner des pointes et des arêtes dès les premiers signes avant-coureurs d'un orage : lorsqu'il entend le bourdonnement ou le bruit d'abeilles caractéristiques de "l'effet de couronne", le champ électrique ambiant est déjà intense, et il faut de toute urgence quitter les crêtes.

11 - La meilleure façon de se protéger contre un coup direct est de se réfugier sous un ressaut : celui-ci doit dominer d'au moins cinq à dix fois le hauteur du sujet.

12 - Même à l'abri du coup direct, il faut prendre en compte les divers risques de foudroiement indirect par tensions de pas ou tension de toucher. A 15 mètres sous un pic, ces tensions sont dangereuses, et il faut descendre à au moins cinquante mètres pour que le risque soit suffisamment réduit. Une précaution évidente est toutefois de ne jamais se plaquer contre une paroi, afin de ne pas s'exposer à des différences de potentiel, notamment en présence de failles humides. S'en tenir éloigné d'au moins 1,5 mètres.

13 - Il peut également être dangereux de s'abriter dans une petite anfractuosité ou une petite grotte: en restant debout près de l'entrée, on risque de provoquer l'amorçage d'un arc électrique entre le plafond et la tête, et en s'appuyant au fond, on risque d'être traversé par un courant dérivé. Se tenir accroupi le plus loin possible du plafond, des parois et du fond.

14 - Une commotion électrique même légère, et qui ne laisserait aucune trace en d'autres circonstances, peut, par surprise ou par perte momentanée du contrôle musculaire, faire lâcher prise et entraîner une chute grave. Ces accidents secondaires sont fréquents. Il y a donc lieu de tenir compte de ce risque lorsque l'alpiniste s'installe pour attendre la fin de l'orage.

Un nouveau parc national

L’arrêté de "prise en considération" du projet de parc national est paru  au Journal Officiel, le 11ème parc national français entre Haute-Marne et Côte-d'Or  est en marche.

Les forêts recouvrent plus de la moitié du territoire de ce futur Parc national des forêts de Champagne-Bourgogne et constituent un vaste ensemble boisé, simplement entrecoupé, en son centre, par des vallées et quelques clairières où se concentrent les villages et les activités agricoles. Très tôt occupé et façonné par l’homme, ce territoire des forêts de Champagne et Bourgogne dispose d’atouts exceptionnels, tant pour ses patrimoines naturels que pour ses richesses et potentialités culturelles, économiques et sociales. Le classement en parc national permettra de les préserver et de les mettre en valeur,

Balades en montagne

Ouvert jusqu'au 30 septembre 2016, le concours « Changer d'approche » invite à réaliser une sortie en montagne sans voiture, à la journée ou sur plusieurs jours, quelle que soit l'activité et la difficulté. Le principe : utiliser les transports en commun pour réaliser sa sortie puis raconter son expérience sous la forme de récit, photos, vidéos, d’anecdotes et découvertes personnelles « Changer d’approche » fait prendre de nouveaux itinéraires, voir de nouveaux paysages, faire de belles rencontres : dans les gîtes et refuges, avec les producteurs locaux… La mobilité douce, c’est la montagne vraie, au plus près des gens qui y vivent et y travaillent ! Qui dit concours, dit cadeaux ! Fin 2016, un jury récompensera les meilleures sorties. Plus d'infos et participation sur www.concours.mountainwilderness.fr

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