Un temple de la gastronomie à Lyon
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27 Déc

Un temple de la gastronomie à Lyon

Sur la Presqu'île de Lyon, les Halles du Grand Hôtel Dieu sont désormais accessibles au public. Neuf artisans et Meilleurs Ouvriers de France proposent leurs produits sur le site de l’ancien hôpital situé dans le 2e arrondissement.

Au bord du Rhône, ces nouvelles Halles, ouvertes 7 jours sur 7, se déploient sous les arches de l'Hôtel-Dieu. Installées sur deux niveaux, elles offrent plus de 1200 m2 de surface commerciale (663m2 en rez-de-chaussée et 631m2 en entresol), entre la cour Sainte Elisabeth au sud et la cour Saint-Henri au nord.

Les commerces alimentaires qui se sont installés sur ce site sont bien connus sur la place lyonnaise : le traiteur Pignol, la fromagerie Mère Richard, la boulangerie Pozzoli, le chocolatier Voisin, la boucherie Trolliet, la poissonnerie Vianey, la Maison de vins Guyot, le primeur Cerise et Potiron et le restaurateur Théodore. Certains sont déjà présents depuis très longtemps aux Halles Bocuse de Lyon... Un demi-siècle après la fermeture des Halles des Cordeliers, un haut-lieu de la gastronomie est de retour au cœur de la Presqu'île de Lyon.

La présence de commerces à l'Hôtel-Dieu n’est pas un fait nouveau, en réalité il y en a toujours eu depuis le XVIIIe siècle. A cette époque, sur le quai de l'hôpital (le quai Jules Courmont actuel), de part et d'autre du vestibule d'entrée au rez-de-chaussée et à l'entresol, des boutiques étaient louées afin d'assurer des revenus au profit des malades. Ces boutiques subsistent jusqu'au milieu du XXe siècle avant d'être remplacées par des services liés à l'hôpital.

En 1828, les architectes Dubuisson et Christôt, architecte des Hospices, dessinent l'élévation du passage de l'Hôtel-Dieu, remplaçant la boucherie sur la rue Childebert et une partie de la rue de l'Hôpital. Il s'agit d'une galerie marchande de cent vingt-six mètres de long, couverte d'une verrière et bordée de boutiques élégantes qui en font un espace de flânerie très apprécié des lyonnais. On y recense un nombre important de bijoutiers et d'horlogers, mais aussi des encadreurs, des imprimeurs, des opticiens, etc. Dès 1841, les boutiques seront louées pour assurer un revenu annuel aux Hospices civils.

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